Histoire crée de toutes pièces


PARTICULARITÉS ET PHYSIOLOGIE DU PELAGE

PARTICULARITÉS ET PHYSIOLOGIE DU PELAGE

1. Le chat est un animal velu, mais qui n’aboie pas. Ce n’est donc pas un chien. On peut logiquement- et à raison- en déduire que son pelage possède certaines particularités, qui nécessiteront un entretien spécifique.
2. L’espèce féline est composée de nombreuses variétés: poils courts, poils mi-longs, poils longs, poil dense (Persan) ou absent (Sphinx)… Les généralités ne sont donc pas toujours bonnes à prendre.
3. Le comportement physiologique d’un chat en bonne santé permet de distinguer trois grandes périodes d’activité: le sommeil, le toilettage et … le reste. Les deux premières activités constituant la très grande majorité du temps, on peut logiquement en déduire, selon qu’on aime ou non cette espèce, que la caractéristique principale du chat est la fainéantise ou la propreté. En se basant sur le second critère, il en découle que dans bon nombre de cas (excepté peut-être pour certains Persans), l’entretien du pelage ne sera pas ressenti par le propriétaire comme une nécessité absolue, ce qui est une erreur.

Origine

Les poils sont synthétisés par des invaginations de l’épiderme dans le derme, les follicules pileux. Leur origine est double: ectodermique et mésodermique. Des études chez l’embryon ont montré que la condensation des cellules basales se produisait tôt pour former un bourgeon pilaire, dont la croissance dans le mésoderme s’accompagne de la création de la future papille dermique. La base du bourgeon épithélial entoure progressivement la papille pour former le bulbe pileux. Des renflements apparaissent le long du follicule, ils correspondent à l’insertion du muscle arrecteur du poil, de la glande sudoripare épitrichiale et de la glande sébacée.

Structure

Le follicule pileux est composé longitudinalement de trois parties distinctes: l’infundibulum, l’isthme et la partie profonde. On distingue cinq zones différentes: le bulbe pilaire, la tige pilaire, les gaines épithéliales (interne et externe), une membrane basale et une gaine conjonctive. Les cellules pluripotentes de la matrice donnent naissance au poil et à la gaine épithéliale interne. La gaine épithéliale externe représente une extension en profondeur de l’épiderme.
Le poil sensu stricto ne constitue donc qu’un élément du follicule pileux. Il est composé de trois parties: de l’intérieur vers l’extérieur la médulla, le cortex et la cuticule. La médulla est un cordon de 1 à 3 rangées de cellules longitudinales aplaties de haut en bas. Ces cellules sont solides près de la base, mais le reste du poil contient de l’air et des vacuoles de glycogène. Le cortex est constitué de cellules cornifiées allongées parallèlement au grand axe du poil. Le cortex contient les pigments qui donnent sa couleur au poil. Il représente 1/6ème à 1/4 de l’épaisseur du poil. La cuticule est constituée de cellules aplaties, cornifiées, anucléées, organisées à la façon de tuiles sur un toit.

Classification

Le pelage du chat est composé: on distingue des poils primaires (synthétisés par des follicules primaires) et des poils secondaires (synthétisés par des follicules secondaires). Les poils primaires émergent par un pore indépendant

Dans les races à poils courts, les poils primaires mesurent en moyenne 4.5 cm de long, alors que dans les races à poils longs, ces poils mesurent jusqu’à 15 centimètres. Le phénotype court est le phénotype sauvage (L), dominant par rapport au phénotype poil long (l). Il existe des exceptions: dans la race Rex une mutation provoque la formation de poils incurvés, tordus. Chez le Devon les poils primaires sont semblables aux poils secondaires alors que chez le Cornish, les poils primaires sont absents.

Il existe des poils spécialisés de deux types: les vibrisses et les poils tylotriches. Les vibrisses sont des poils tactiles très développés. Il s’agit de poils primaires comprenant un sinus sanguin en périphérie de la gaine épithéliale externe, limité par des travées conjonctives comportant des plexus sensoriels non myélinisés. Ces poils sont retrouvés sur les joues, les paupières supérieures, les lèvres supérieures et les carpes où ils forment la  » glande carpale « , constituée d’amas de 5 à 6 poils tactiles. Il s’agit de mécanorécepteurs d’adaptation lente. Leur rôle dans la vie du chat est extrèmement important (déplacements, vie sociale).
Les poils tylotriches sont disséminés sur l’ensemble du pelage, comme chez le chien. Ces poils fonctionnent comme des mécanorécepteurs d’adaptation rapide.

Organisation

Les follicules pileux sont chez le chat, comme chez le chien, groupés. On parle d’ « unités  » folliculaires, constituées de 2 à 5 follicules primaires pour 5 à 20 follicules secondaires. Au sein d’une unité folliculaire, le nombre de poils primaires et secondaires varie (en général 1 follicule pileux central primaire, entouré de 2 à 5 follicules pileux primaires latéraux plus petits, eux-mêmes entourés de 6 à 12 follicules secondaires). 12 à 20 poils émergent par le même infundibulum. Les poils secondaires sont très développés chez le chat. On compte environ 10 poils secondaires pour un poil primaire sur le dos et 24 poils secondaires pour un poil primaire sur le ventre. Ceci explique la densité pilaire très importante chez le chat: environ 600 à 1800 poils par centimètre carré.

Activité

L’activité des follicules est cyclique: on distingue trois phases (croissance ou anagène, intermédiaire ou catagène, repos ou télogène). L’activité de chaque follicule est indépendante de celle de ses voisins, à l’origine d’une mue en mosaïque. La mue n’est pas affectée par la castration, mais dépend de la photopériode et peut-être de la température ambiante.
La croissance maximale des poils est observée à la fin du printemps (environ 300m par jour), la croissance minimale pendant l’hiver. Les chats d’extérieur muent deux fois par an (au printemps et à l’automne) alors que les chats d’intérieur muent tout le long de l’année. En été, 30% des poils primaires et 50% des poils secondaires sont en phase télogène, alors qu’en hiver, ces pourcentages atteignent 75 et 90%. Dans certaines races (en particulier Rex), une mue partielle ou complète peut être observée à l’occasion d’une gestation ou d’un oestrus et provoquer une alopécie bilatérale et symétrique physiologique.

Couleur

Dans l’espèce féline, la couleur de la peau et du pelage est, contrairement au chien, presque exclusivement due à la pigmentation pilaire. En effet, les mélanocytes sont très peu nombreux au niveau de l’épiderme. Ce sont donc les Le pelage tabby est le type basique, sauvage, à partir duquel de très nombreuses variations ont été sélectionnées. La couleur du pelage est complexe, provenant d’au moins deux groupes différents de gènes.

La classification des robes est également complexe:

    - robes simples de couleur uniforme:

  • à poil uniformément coloré
  • à poil bicolore: robes lièvre, agouti, grise, zibeline, argentée ou fumée
      - robes pluricoloresLes marques du pelage résultant de l’accentuation de la couleur du poil permettent de distinguer plusieurs modèles de robes:

 

    - marques de forme allongée: robe tabby

  • tigré ou rayé: selon que les anneaux foncés sont plus ou moins larges et plus ou moins régulièrement répartis.
  • marbré: bandes concentriques sur les flancs en ailes de papillons ou en fer à cheval
  • tacheté: les marques sont ovales
  • - présence d’un pelage dépigmenté sur le corps surpigmenté sur les extrémités: colourpoint. Cette coloration particulière résulte d’une activité thermodépendante de la tyrosinase.

De nombreuses variations existent en fonction des associations de couleurs. Par exemple, la présence de taches blanches est normalement un défaut en exposition mais, limitée aux extrémités est la caractéristique de la race Birmane. La couleur calico est obtenue chez les chats écaille en rajoutant des taches blanches. La présence de l’allèle Maltese provoque une dilution de la couleur normale (noir en bleu, orange en crème).

Rôles

Le pelage assure de nombreuses fonctions: régulation thermique, protection contre les agressions, perception sensorielle, organe de communication, esthétique, synthèse de vitamine D dans l’espèce féline.

Innervation

Il existe peu de différences avec le chien. Les nerfs efférents du système sympathique innervent les muscles arrecteurs et les cellules myoépithéliales des glandes sudoripares. Des ramifications des nerfs cutanés forment des plexus folliculaires, qui entourent la base des follicules, leur conférant un rôle important de récepteurs tactiles, surtout développé pour les vibrisses et les poils tylotriches.

Les muscles arrecteurs

Les muscles arrecteurs permettent la piloérection, et participent peut-être à la vidange sébacée. Ils sont très développés dans l’espèce féline, en particulier au niveau de la région dorso-lombaire, du sacrum et de la queue, où leur diamètre est égal à celui du follicule dont ils dépendent. Ils jouent dans cette localisation un rôle important dans la vie sociale du chat.

Glandes associées

Des glandes sébacées et sudoripares épitrichiales sont associées aux follicules pileux. Il n’existe pas de particularité entre le chat et le chien, à part une densité de glandes sudoripares plus faible dans l’espèce féline. Les glandes sébacées sont regroupées au niveau du menton pour former l’organe sous-mentonnier (rôle de reconnaissance par le biais des phéromones), et au niveau de toute la face dorsale de la queue pour former l’organe supra-caudal.

Source : E. Bensignor -Dr Vétérinaire, spécialiste en dermatologie
DIP ECVD, DESV Dermatologie, CES Dermatologie, DU Allergologie – Consultant en dermatologie
Chargé d’enseignement vacataire à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Nantes (Oniris)


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LA MALADIE DES GRIFFES DU CHAT

Ou « lymphoréticulose bénigne d’inoculation ».
Cette maladie se transmet par griffures, le plus souvent occasionnées par les félins, bien que nos amis canins puissent aussi en être les auteurs. Plus rarement les ronces transmettent également cette zoonose.

Après une griffure, nettoyez et désinfectez la plaie et appliquez une crème antibactérienne.

C’est une bactérie, la myaganawelle, qui est responsable de cette maladie bénigne qui ne présente de gravité que dans les cas où elle est mal soignée et génère de plus graves pathologies.

Les premiers symptômes, ganglions, fièvre, céphalées, ne sont décelables qu’au bout de quelques jours mais sitôt constatés nécessitent une consultation médicale. Ne pas oublier alors de signaler au praticien le contact avec un animal domestique ou sa présence dans votre foyer.

Le diagnostic d’une éventuelle inflammation sera établi à partir de test cutanés, d’analyses sanguines et de radios pulmonaires.

Le traitement quant à lui sera constitué d’antibiotiques.


DANGERS DES PROGESTATIFS ORAUX OU INJECTABLES CHEZ LA CHATTE

La Commission Nationale de Pharmacovigilance Vétérinaire a été saisie le 30 mai 2002 par l’AFSSA /ANMV (Agence nationale du médicament vétérinaire) d’une demande d’avis relative aux effets indésirables à court et à long terme des progestatifs oraux à base d’acétate de mégestrol utilisés pour la prévention et l’interruption des chaleurs chez les carnivores.

Cette demande résulte de deux plaintes émanant de propriétaires de chatte et faisant état, après prise d’un médicament vétérinaire à base d’acétate de mégestrol de l’apparition d’un pyomètre compliqué d’insuffisance rénale aiguë après une seule prise, de tumeurs mammaires après plusieurs prises. Dans les deux cas, les affections utérines et mammaires ont entraîné le décès de l’animal. Ces plaintes insistent sur la carence d’informations concernant les risques accompagnant la prise de ce médicament à la fois sur la notice du médicament et lors de l’achat chez le pharmacien (ce produit étant distribué exclusivement dans les officines). L’acétate de mégestrol est un progestagène stéroïde synthétique dérivé de la progestérone utilisable uniquement par voie orale ou éventuellement injectable. Son effet contraceptif résulte de l’inhibition au niveau hypothalamique de la sécrétion pulsatile de GnRH et donc secondairement, de la sécrétion cyclique hypophysaire de FSH et de LH, induisant ainsi un anoestrus prolongé.

Cette molécule, comme les autres progestagènes de synthèse, a également une affinité non sélective pour les récepteurs à la progestérone présents dans les organes cibles des hormones stéroïdes sexuelles comme l’utérus et les mamelles : sur l’utérus, l’acétate de mégestrol peut induire une hyperplasie glandulokystique d’intensité variable et sur la mamelle elle provoque une augmentation de la production locale de facteurs de croissance GH (hormone de croissance) et IGF 1-5 (Insuline like growth factors) conduisant à une hypertrophie mammaire. Elle possède également une action centrale sur le système limbique et antagonise l’effet de l’insuline.

Liste des médicaments vétérinaires à base d’acétate de mégestrol pour le traitement et l’interruption des chaleurs chez le chat :

Felipil – Megecat – Mégépil – Pilucalm – Minipil – Pill’kan – Megedine – Opochaleurs

Effets secondaires de l’acétate de mégestrol :

Tumeur de l’appareil génital – Tumeur des ovaires ou de l’utérus – Pyomètre – Métrite, pertes vaginales – Hypertrophie utérine – Tumeur de la glande mammaire – Hyperplasie mammaire – Oedème de la glande mammaire – Abcès de la glande mammaire – Hypertrophie la glande mammaire – Effet sur la reproduction : Mort foetale / momification – Hyperglycémie ou Hypoglycémie – Congestion, cyanose – Alopécie – Erythème – Déshydratation cutanée – Prise de poids, perte de poids – Hyperesthésie, agressivité – Dépression, apathie, léthargie – Ataxie, parésie – hyperthermie, hypothermie, procidence de la 3ème paupière – Anémie, lymphocytose, thrombocytopénie – Insuffisance rénale, tumeur rénale, hématurie – Incontinence urinaire
Foie : cirrhose, ictère, tumeur hépatique
Poumon : dyspnée
Abdomen : Douleur abdominale, péritonite, pancréatite
Tractus digestif : anorexie, polydipsie, salivation, vomissement, constipation, diarrhée.

Aucune information sur le délai d’apparition des effets indésirables par rapport au début du traitement n’est disponible. Toutefois, lorsque l’on dispose de l’information, de très grandes variations sont relevées quant au moment d’apparition des pyomètres ou tumeurs mammaires : de 2 jours après le début de la prise à 10 ans pour l’apparition d’un pyomètre et de 15 jours à 6 ans pour l’apparition d’une tumeur mammaire.

Données concernant l’utérus :
L’hypertrophie de l’endomètre due à l’acétate de mégestrol est prouvée chez 10 chattes préalablement ovariectomisées recevant 10 à 30 mg d’acétate de mégestrol par semaine . Les lésions, sauf chez une chatte qui déclare un pyomètre (lot 30 mg), régressent partiellement après l’arrêt du traitement. Elles existent également chez les chattes non ovariectomisées .
Une étude a permis de mieux cerner le pourcentage de métropathies : 1 cas pour 244 chattes traitées pendant 3,5 ans.

Données concernant la mamelle :
Dans l’espèce féline, l’acétate de mégestrol provoque des effets au niveau de la mamelle et des hypertrophies mammaires. Des auteurs ont établi le lien entre les modifications non néoplasiques dominées en fréquence par la fibroadénomatose et la distribution de l’acétate de mégestrol.

Une enquête très récente du GERES (Groupe d’Etude en Elevage et Sport Canin) conduite par le Dr Martine LENNOZ a montré que sur 53 cas de fibroadénomatose, 13 avaient reçu un traitement progestagène et que ces proliférations mammaires peuvent survenir dès la première imprégnation hormonale avec des doses d’acétate de mégestrol normales. L’apparition des hyperplasies mammaires impose un arrêt du traitement progestagène. La régression des lésions est souvent incomplète.

Le lien entre acétate de mégestrol et cancer de la mamelle n’est pas prouvé mais suspecté : une première publication relate que 3 cancers sur les 17 cas de modifications mammaires sont dues à l’acétate de mégestrol et une seconde signale que sur 17 cas de carcinome mammaire, 4 se sont développés sur des chattes recevant de la progestérone.

Autres données :
De nombreuses publications font le point sur les effets indésirables, décrits chez le chat suite à l’administration d’acétate de mégestrol tels que hypoadrénocorticisme, diabète sucré, modifications comportementales (agressivité ou dépression, polyphagie) et prise de poids.


LES CORONA VIRUS DU CHAT

Les Corona Virus sont des maladies du chat dues à une famille de virus :
• Avec, d’une part, une maladie bénigne qui se traduit par une simple entérite ou bien un phénomène de portage asymptomatique.
• Et, d’autre part, une entité beaucoup plus dramatique : la PIF (Péritonite Infectieuse Féline).

L’ambiguïté du problème repose sur le fait qu’un même virus « en apparence » est à l’origine de deux problèmes pathologiques très différents l’un de l’autre, et que, pour ces deux maladies très différentes, l’agent responsable dans les deux cas a un code antigénique absolument identique.

LA FORME DIGESTIVE

Elle s’accompagne de diarrhée à laquelle peuvent être associés des vomissements. Un traitement associant pansements digestifs et antibiotiques est, dans la majorité des cas, suffisant. Si ces troubles digestifs s’accompagnent de déshydratation, il peut être nécessaire, dans les cas les plus graves, de réaliser une réhydratation par voie veineuse.

Dans la majorité des cas, ces troubles digestifs conservent un caractère banal, sans gravité et rétrocédant facilement. Le diagnostic repose sur la mise en évidence du virus dans les selles par des tests Elisa ou PCR.

LA PIF

Cette maladie d’actualité est à l’origine de difficultés diagnostiques, thérapeutiques et prophylactiques. Elle peut être un facteur limitant à l’élevage félin et peut représenter une gêne lors des transactions dans l’espèce féline.

Virologie

La PIF est une maladie virale provoquée par un Corona Virus qui est très proche génétiquement du Corona Virus responsable d’entérites. C’est par mutations successives du virus responsable de l’entérite que le Corona Virus acquiert un pouvoir pathogène qui pourra être responsable de la PIF. Ces deux virus (ceux responsables de l’entérite et ceux responsables de la PIF) sont tellement proches sur le plan antigénique qu’aucune méthode sérologique en l’état actuel ne peut les distinguer. P3

La contamination du Corona Virus se fait par voie orale (salive, selles). Les désinfectants usuels détruisent le virus. Le virus est excrété dans la salive et les selles. Un chat séropositif sur trois excrète du virus. Les malades ne sont plus excréteurs.

A l’heure actuelle, nous ne sommes pas en mesure de faire le distinguo entre un Corona Virus responsable d’un problème banal et un Corona Virus à l’origine de la PIF.

Facteurs prédisposants

Age : Les chats de tout âge peuvent déclarer la maladie, surtout les jeunes (de 3 mois à 3 ans), et âgés (au-delà de 10 ans).

Mode de vie : Les chats vivant en communauté (refuges, élevages, garderies, magasins) sont plus facilement contaminés. Aux USA, 25% des chats de particuliers sont séropositifs, 95% dans les élevages.

Souche virale : Toute souche de Corona Virus actuellement est potentiellement capable après mutation d’induire une PIF.

Le stress : C’est le facteur prédisposant le plus important (changement de propriétaire, chirurgie, gestation, maladies concomitantes, expositions). Dans une étude : les chatons morts de PIF ont eu un changement de propriétaire ou une chirurgie un à deux mois avant.

Immunité : Prédisposition génétique : certaines lignées seraient plus sensibles.
Infection par d’autres virus : FIV, FelV, calicivirus Herpès, favoriseraient la multiplication du Corona Virus.
Médicament : Les progestatifs (pilule) favoriseraient la PIF.

Les symptômes de la PIF

La clinique est au début peu spécifique : « le chat est malade »… : anorexie, amaigrissement, léthargie, fièvre élevée supérieure à 40°, et qui dure de 5 à 7 jours, voire plusieurs semaines, et qui ne répond pas aux antibiotiques, sont les signes les plus « caractéristiques ».

La maladie progresse, l’état général se dégrade, souvent accompagnée d’anémie et de déshydratation au fur et à mesure de l’évolution.

On distingue 3 formes : la forme humide, la forme sèche, et la forme intestinale et nodulaire, qui est beaucoup plus rare.

La Forme Humide

A la suite d’inflammation de certains vaisseaux sanguins, il y a une fuite de protéine du plasma sanguin vers les grandes cavités (thorax, abdomen, péricarde). Avec le temps, se développe une ascite accompagnée d’une maigreur importante.

Selon le type des organes internes atteints (foie, pancréas, intestin, ganglions mésentériques, des symptômes secondaires apparaissent : ictère, diarrhée, vomissement. Quand l’épanchement affecte la cavité thoracique, celui-ci s’accompagne de dyspnée et d’intolérance à l’effort. Il est visible à la radio et à l’échographie.

La Forme Sèche

Cette forme est beaucoup plus difficile à appréhender, elle est en effet plus spécifique d’organes, tels que : – L’œil : Généralement une uvéite antérieure avec myosis ou précipités kératiques, hémorragie oculaire sur le segment postérieur de l’œil. C’est essentiellement la rétine qui est touchée avec des hémorragies et des taches péri-vasculaires.
- Le système nerveux : Cela peut se manifester par des crises de convulsions, des tremblements de la tête, un nystagmus, le fait de tourner en rond, une hyperesthésie, des paralysies ascendantes progressives, des incontinences urinaires.
- Le rein : Néphrites pyogranulomoteuses, apparition de granulomes inflammatoires à la surface du rein, une insuffisance rénale s’installe avec polyurie, polydypsie (soif) et urée.
- Le foie : Une forme pyogranulomateuse peut là aussi exister avec hépatomégalie, ictère, insuffisance hépatique, polydypsie, vomissements.

La Forme Intestinale Nodulaire

Récemment décrite, surtout chez les jeunes (50% chez les moins de un an), cette forme se manifeste par des diarrhées, des vomissements chroniques, la présence d’une masse intestinale. Il s’agit de pyogranulomes situés dans la paroi de l’intestin à la jonction iléocécale avec une hypertrophie du ganglion mésentérique impossible à différencier des lésions du lymphosarcome. Seule l’histologie permet de faire la différence. Après quelque temps, cette forme évolue vers la forme humide.

Quelle que soit la forme de la PIF, elles évoluent toutes vers la mort de l’animal.

Diagnostic

95% de la population féline d’une communauté de chats est porteur de Corona Virus. Ainsi, il faut arrêter immédiatement de dire qu’un chat malade séropositif vis-à-vis du Corona Virus est atteint de la PIF.

Il est clair que le dépistage des anticorps vis-à-vis du Corona Virus n’est pas significatif.

La démarche diagnostique rigoureuse est alors complexe.

- Du vivant de l’animal : Le clinicien devra accumuler un certain nombre de critères pour pouvoir affirmer que le chat est atteint de PIF (voir tableau en annexe).
- Diagnostic post-mortem : La forme humide est généralement suffisamment évocatrice. Les formes sèche et nodulaire peuvent susciter un examen histo-pathologique.

La prévention

La vaccination n’existe pas en France.

Des mesures peuvent être prises au sein des élevages :
- Répartition en petits groupes
- Hygiène rigoureuse
- Chatons isolés avec leur mère (séparés du groupe)
- Séparation précoce des chatons d’avec leur mère (cinq semaines)
- Evaluation du risque sur les mères ayant donné naissance à plusieurs chatons qui ont développé la PIF (contrôles PCR sur des frottis rectaux pour évaluer le taux d’excrétion, et, le cas échéant, stérilisation de cette femelle).

Est-il absolument nécessaire d’avoir des chatons séronégatifs ?
Si ces chatons vivent isolés, oui. Si ces chatons doivent rencontrer d’autres chats éventuellement porteurs, les chatons séronégatifs seront plus sensibles et risquent de développer une PIF.
Chaque mesure doit être prise en fonction de l’élevage.

CONCLUSION

Un chat séropositif vis-à-vis du Corona Virus n’est pas forcément un chat atteint de PIF. A contrario, un chat atteint de PIF est obligatoirement porteur du Corona Virus. Le diagnostic de PIF ne passe pas par le dépistage du Corona Virus mais par un examen clinique complet associé avec des examens complémentaires hématologiques et biochimiques.

La confirmation scientifique de PIF ne passe que par des examens histologiques en post-mortem malheureusement.

Aujourd’hui, nous devons retenir de tout ceci que le dépistage seul de Corona Virus est une fausse piste qui conduit malheureusement à bien des erreurs vis-à-vis des chats malades.

2) CORONAVIRUS ET PIF DANS L’ELEVAGE FRANÇAIS – Par E. MEUNIER Président du CHAT Siamois

Il convient en premier lieu de ne pas confondre le Corona Virus et la PIF (Péritonite Infectieuse Féline) qui, même s’ils sont liés, sont tout à fait différents l’une de l’autre, puisque le premier n’a pratiquement aucune incidence sur la santé de nos chats alors que l’autre est pour l’instant incurable et donc mortelle. Il faut donc, avant de pouvoir comprendre leurs mécanismes et les précautions effectuées par les éleveurs, bien lire l’article de notre ami vétérinaire le docteur J.-J. MALERGUE.
Il faut savoir qu’un chat atteint de Corona Virus n’est en aucun cas malade, il vit de manière tout à fait normale et n’est sujet à aucun trouble durant toute son existence, si ledit Corona Virus ne provoque pas une entérite simple très facile à soigner ou ne mute pas en PIF.

QUE FAIRE VIS-A-VIS DU CORONA VIRUS A L’ELEVAGE

Deux écoles s’affrontent, la première est pour le « aucun Corona Virus » et la seconde pour le « tout Corona Virus ».

L’avantage du « aucun Corona Virus » est qu’en effet, si le Corona Virus n’est pas présent à l’élevage, et si les mesures d’hygiène consistant à ce que la chatterie ne puisse en aucun cas être contaminée (locaux de quarantaine, aucun contact extérieur, désinfection avant chaque entrée dans les locaux….), aucun chat, tant qu’il restera dans ce milieu hyper protégé, ne pourra attraper la PIF. L’inconvénient, outre le fait de produire des chats à l’immunité imparfaite pour toute maladie (puisque n’étant en contact avec aucun virus, ils n’ont pas pu développer leur immunité), est qu’un chat Corona Virus négatif, s’il est mis en contact avec le virus, a 90% de risques de développer une PIF.
Le but de l’élevage, en plus de faire pousser avec amour les chatons, est de trouver une famille qui fera leur bonheur en échange du sien. Or, aucun particulier ne peut prendre des mesures d’hygiène aussi draconiennes que celles décrites précédemment. Par contre, l’éleveur est sûr que la PIF ne pourra pas se développer chez lui, ni dans le délai légal d’incubation de 21 jours, se couvrant ainsi légalement contre toute réclamation de l’acheteur. Je préfère ne pas porter de jugement sur cette méthode…
De plus, 95 % du cheptel français étant atteint de Corona Virus, il semble utopiste de vouloir conserver un cheptel négatif, car toute nouvelle introduction d’un animal est à ce moment là périlleuse, d’autant plus que la fiabilité des tests Corona Virus n’est pas absolue, et que des chats peuvent être déclarés à tort négatifs. Une des solutions est de fonctionner en « circuit fermé », ce qui consiste à pratiquer outrageusement la consanguinité, qui est elle-même un fléau.

Pour ce qui est du « tout Corona Virus », le but est exactement l’inverse de celui décrit précédemment, à savoir développer une immunité chez les chatons et réduire le risque de PIF lorsque le chaton trouve sa nouvelle demeure. Il faut savoir que le taux de PIF chez le chat de race, en France, est de 5% en moyenne. L’inconvénient est que le chaton peut développer une PIF à l’élevage et donc en mourir ; il peut également être vendu en phase d’incubation de cette maladie sans qu’il y ait de signe apparent, et mourir de cette maladie dans le délai légal de 21 jours, mettant en cause la responsabilité de l ‘éleveur et provocant l’incompréhension des acquéreurs qui rendront souvent l’éleveur responsable de cet état de fait.

Il faut se souvenir que, fort heureusement, la PIF est une maladie auto-immune qui se développe par différents facteurs, mais qui n’est en aucun cas contagieuse. Donc pas de risque « d’élevage où il y a la PIF » comme on l’entend trop souvent de la part de vétérinaires incompétents (et oui, ça existe, surtout pour le chat).

Vous l’aurez compris, je suis un adepte du « tout Corona Virus ». En effet, les risques de PIF en sont réduits pour le chat et le pourcentage d’environ 5% d’échec qui est hélas pour l’instant incontrôlable fait partie intégrante de l’élevage. Pour la famille d’accueil, il n’est pas toujours facile de comprendre ces contraintes, c’est à l’éleveur de les lui expliquer.

LA PIF ET LES PROFESSIONNELS

Remettons le problème dans son contexte. Comme vous l’aurez compris, dans un élevage, soit aucun chat n’est porteur de Corona Virus, soit ils le sont quasiment tous… Le choix appartenant à l’éleveur.

Autre point à prendre en compte : le récent développement du chat de race en tant qu’animal de compagnie. L’étude et la recherche sérieuse sur les maladies des chats ne sont que très récentes (moins de 10 ans). Il y a encore peu, pour des raisons financières (manque de clientèle), les laboratoires ne se penchaient pas sur la question.

Hélas, il en est de même pour un grand nombre de vétérinaires qui parlent à tort et à travers de PIF, lorsqu’ils n’arrivent pas à poser un diagnostic certain sur une maladie féline. Le summum consistant à dire « votre chat a la PIF », alors qu’ils ont fait un simple test de Corona Virus. Il convient donc d’être prudent lorsqu’on parle de PIF, car aucun examen du vivant du chat ne permet de se prononcer définitivement. Seule une présomption peut être envisagée. Heureusement, aujourd’hui de plus en plus de professionnels se documentent sur la question et certains vétérinaires sont mêmes devenus des spécialistes du chat.

Il existe également de nombreux éleveurs qui manquent cruellement de connaissances face à cette maladie, et qui ont tendance à diffuser des préjugés qui n’ont rien à voir avec la réalité. Ces « ragots » entretiennent la psychose et remettent en cause la culpabilité de chacun alors que cette maladie est pour l’instant un fléau naturel dont nul ne peut être tenu pour responsable individuellement.

Dernier point : la législation. Je vous invite à lire l’article sur la loi régissant les garanties légales en cas de PIF, aimablement rédigé par Mme Ch.AMISSE. Le Corona Virus ne rentre pas dans ce contexte puisqu’il n’engendre aucun problème de santé.

RELATION ELEVEUR ET FAMILLE D’ACCUEIL EN CAS DE PIF

Rappelons les différents facteurs pouvant engendrer une PIF. Celle-ci peut se développer principalement suite à un stress, comme le premier voyage, des conditions de vie anormales, des maltraitances, volontaires ou non … Il existe d’autres facteurs, tels que des traitements à base de cortisone ou des suites de maladies mal soignées…

Lors d’un décès provoqué par la PIF, il faut tout d’abord prendre en compte que les chats ne sont pas des machines à laver, et qu’en dehors du cadre légal, il y a toujours quelque chose à faire.

En premier lieu de la part de la famille d’accueil, il ne faut pas incriminer l’éleveur et le prendre pour un sans-cœur. Car l’éleveur n’est pas ce monstre insensible qui se contente de « vendre des chats ». NON, l’éleveur est celui qui a suivi la chatte durant sa gestation, l’a aidée à mettre ses petits au monde, et a suivi l’état de santé physique et moral de tout ce petit monde. Alors prenez également en compte sa peine lorsqu’un chaton qui est né chez lui décède de cette terrible maladie.

Ensuite, il convient d’essayer de chercher, conjointement avec le vétérinaire et l’éleveur, les causes ayant pu engendrer cette PIF, afin de ne pas reproduire un contexte qui pourrait favoriser de nouveau cette maladie.

L’éleveur, en dehors des délais légaux, où il est en plus tenu à un remboursement, se doit d’aider moralement la famille du chat, en la soutenant dans sa peine, en lui expliquant clairement ce qu’est la PIF, et en l’aidant dans son parcours, aussi bien administratif que psychologique.

A ce sujet, je tiens à vous faire part d’expériences vécues.

Un chaton issu d’un élevage est décédé de PIF en 2003. Après en avoir discuté avec les propriétaires, l’éleveur a appris que le vétérinaire, qui avait pratiqué un vaccin de leucose, en avait profité pour refaire un rappel complet de vaccination, alors que le chaton était déjà entièrement vacciné depuis un mois (il n’y a pas de petit profit). Or la sur-vaccination est très dangereuse. De plus, ce vétérinaire, qui avouait avoir peur des chats, avait été violent au moment de l’injection au point que le chaton était resté 3 jours à boiter de la cuisse ayant subi l’injection.
L’éleveur a refusé tout compromis et toute autre vente à cette personne si elle persistait à garder le même vétérinaire.

Un autre exemple : des personnes ayant perdu un chat de maladie (on ne sait pas laquelle) se portent acquéreurs d’un chaton dans un élevage. Deux mois plus tard, ce chaton déclenche une PIF. Sans obligation de sa part, mais pour faire plaisir aux enfants, l’éleveur donne un autre chaton, lui aussi en parfaite santé au moment de son départ de l’élevage. Il se trouve que ce troisième chaton a également déclenché une PIF dans les mois suivants. Il est là évident qu’un facteur de stress important était présent chez ces personnes pour perdre trois chats en moins d’un an dont deux d’une PIF avérée, la mort du premier restant un mystère.

Nous avons également eu au sein du Club des plaintes de la part de personnes ayant acheté des chats présentant tous les symptômes pouvant faire penser à une PIF, et ce dès l’achat. Il va donc de soi qu’il convient pour tout particulier, avant d’acquérir un chaton, de prendre les précautions nécessaires afin de s’adresser à un éleveur digne de ce nom. Et, bien entendu, de ne pas prendre un chaton qui soit manifestement malade. Toutefois, un chaton peut avoir une maladie bénigne au sein de l’élevage. Il convient pour l’acquéreur de se montrer patient, et d’attendre que le chaton soit complètement guéri avant de l’adopter.

Ces exemples sont là pour vous montrer à quel point il est important d’analyser les causes possibles qui ont pu déclencher la PIF, afin que cela ne se reproduise pas.

CONCLUSION

Quoi qu’il en soit, la PIF pour l’instant en France est un fléau qui tue environ 5% des chatons de race (et sûrement autant, voire plus, pour les chats sans pedigree). Et cela ni les éleveurs, ni les maîtres, ni les vétérinaires ne peuvent rien y faire.

L’espoir vient du fait que le marché médical du chat de race est en pleine expansion. Les laboratoires se penchent donc sur la question et l’on peut espérer des progrès dans les années à venir. Il existe actuellement dans certains pays des vaccins qui, pour l’instant, n’ont pas fait leurs preuves et s’avèrent même dangereux. Ils sont d’ailleurs interdits en France.

Bien que, pour l’instant, la PIF soit inéluctable, et que personne en particulier ne puisse être rendu responsable du décès d’un chat par cette maladie, nous pouvons toutefois prendre quelques mesures pour essayer de créer un contexte le plus favorable possible. Le recul du risque passe par la symbiose entre les trois partenaires qui traverseront la vie du chat.
- L’éleveur se doit de pratiquer des méthodes d’élevage telles que décrites dans l’article du Dr Jean-Jacques MALERGUE.
- Le propriétaire doit apporter le meilleur cadre de vie possible à son chat en lui évitant tout stress inutile.
- Le vétérinaire doit être choisi par le propriétaire sur ses compétences en matière féline et son amour pour l’espèce.

En tout état de cause, c’est en parlant de la PIF et en échangeant les points de vue et expériences de chacun que nous pourrons faire avancer la lutte contre ce fléau.

En espérant que ces informations vous aideront à mieux comprendre cette maladie et que c’est tous unis, maîtres, vétérinaires et éleveurs, que nous lutterons le mieux contre elle.

3) ASPECTS JURIDIQUES DE LA PIF – Par Ch. AMISSE, secrétaire du CHAT Siamois

D’un point de vue purement juridique, les ventes de carnivores domestiques, dont font partie nos compagnons les chats, sont régies par le Code Rural, notamment le décret n°90-572 du 28 juin 1990 et l’arrêté du 2 août 1990, qui définissent un cadre légal à ces transactions, et dressent la liste des vices rédhibitoires et les critères d’établissement d’un diagnostic de suspicion pour les maladies du chien et du chat.

Chez le chat, les maladies constitutives de vices rédhibitoires sont les suivantes :

  • • La leucopénie infectieuse féline
  • • La péritonite infectieuse féline
  • • L’infection par le virus leucémogène félin.

Avant d’aller plus loin, il convient de définir rapidement le vice rédhibitoire ? C’est un « défaut caché de la chose vendue (sachant qu’aux yeux de la loi, les animaux domestiques sont considérés comme des « choses », des biens meubles) qui peut constituer un motif d’annulation de la vente ».

Nous allons traiter plus spécifiquement ici de la péritonite infectieuse féline, ou PIF, qui entre dans le cadre des vices rédhibitoires tels que définis par le Code Rural.

Que dit le Code Rural ?

Article R213-2 :
Sont réputés vices rédhibitoires, pour l’application des articles L. 213-1 et L. 213-2 et donnent seuls ouverture aux actions résultant des articles 1641 à 1649 du code civil, sans distinction des localités où les ventes et échanges ont lieu, les maladies ou défauts portant sur des chiens et des chats :
(…)

2º Pour l’espèce féline :
a) La leucopénie infectieuse ;
b) La péritonite infectieuse féline ;
c) L’infection par le virus leucémogène félin ;
d) L’infection par le virus de l’immuno-dépression.

Article R213-6 :

Dans les cas de maladies transmissibles des espèces canine ou féline, l’action en garantie ne peut être exercée que si un diagnostic de suspicion signé par un vétérinaire a été établi selon les critères définis par arrêté du ministre chargé de l’agriculture et dans les délais suivants :
(…)

4º Pour la leucopénie infectieuse féline : cinq jours ;
5º Pour la péritonite infectieuse féline : vingt et un jours ;
6º Pour l’infection par le virus leucémogène félin : quinze jours.

Voici maintenant un extrait de l’arrêté du 2 août 1990 fixant les critères d’établissement d’un diagnostic de suspicion pour les maladies du chien et du chat :

« Le Ministre de l’Agriculture et de la Forêt… Arrête :
Article 1 – Pour les maladies du chien et du chat visées à l’article 285.1 du code rural, un diagnostic clinique de suspicion peut être porté sur la base d’un tableau clinique fortement évocateur, relevé et consigné par un vétérinaire ou un docteur-vétérinaire.
A cette fin, les critères énumérés ci-après sont plus particulièrement recherchés.
(…)
Chez le chat :
(…)
b) Péritonite infectieuse féline : hyperthermie persistante, épanchement péritonéal, épanchement pleural, uvéite, symptômes nerveux.
(…)

Article 2 – Un diagnostic de suspicion pour les maladies du chien et du chat visées à l’article 285.1 du code rural peut également être porté à la suite d’un examen de laboratoire (…).

En pratique et en clair, que signifient ces textes en ce qui concerne plus spécifiquement la PIF ?

Délais :

Le législateur estime que l’éleveur est tenu pour responsable d’une PIF qui se déclare dans les 21 jours suivant la date d’achat du chat, et que l’acheteur bénéficie d’un délai de trente jours après la vente pour faire valoir ses droits, par lettre recommandé, dans le cadre d’une action en annulation de la vente (pour vice rédhibitoire).

Concrètement, en cas de suspicion de PIF par le vétérinaire de l’acheteur, ce praticien doit établir dans ce délai de 21 jours un certificat dressant un bilan clinique aussi détaillé que possible des éléments lui faisant envisager l’éventualité d’une PIF. Important : un simple test Corona Virus positif n’est pas constitutif d’une suspicion de PIF. De même, il convient de se rappeler que le diagnostic scientifique de PIF ne peut être établi de façon certaine que post-mortem (voir l’article du Dr MALERGUE).

Les devoirs de l’éleveur :

Si malheureusement le diagnostic de PIF est confirmé par le décès du chaton, l’acquéreur dispose donc d’un délai de trente jours après l’achat pour demander officiellement le remboursement intégral du prix du chaton. L’éleveur (qu’il s’agisse d’un particulier ou d’un professionnel) se doit de rembourser l’acquéreur, et non de proposer un autre chaton en « échange ». Libre à l’acquéreur, s’il le souhaite, de racheter un autre chaton chez le même éleveur, mais il doit y avoir au préalable un remboursement, le vice rédhibitoire avéré annulant purement et simplement la vente./p>

Sauf mention contraire au contrat, ou accord écrit préalable de l’éleveur, ce dernier n’est pas tenu à vous rembourser les frais de soins ou d’examens ayant permis de poser le diagnostic de la PIF.

Les devoirs de l’acquéreur :

Pour obtenir l’annulation de la vente et donc le remboursement du prix d’achat, l’acquéreur doit bien évidemment apporter à l’éleveur toutes les preuves nécessaires, à savoir : le certificat de suspicion dont j’ai parlé plus haut, mais aussi un certificat de décès du chaton (mort naturelle ou euthanasie) ainsi que les examens histologiques pratiqués post-mortem par un laboratoire habilité.

Il convient également de savoir que, dans tous les cas, le vétérinaire référant de l’éleveur doit être informé de l’état de santé du chaton.

Et lorsque la PIF se déclare plus tard ?

En-dehors des délais légaux, l’éleveur n’est tenu à aucun remboursement ni à aucun dédommagement, de quelque nature que ce soit. Toutefois, comme le rappelle E. MEUNIER dans son article, l’éleveur n’est pas un être insensible, et peut trouver avec l’acquéreur une solution pour apaiser la douleur.

Il est bien évident que cela ne dépendra que de la seule relation entre l’éleveur et l’acheteur. Autrement dit, lorsqu’on souhaite obtenir un « geste » de la part de l’éleveur (ce peut être, par exemple, un effort consenti sur le prix d’achat d’un nouveau chaton), il convient de s’adresser à lui non comme à un coupable, voire à un ennemi, mais comme à une personne qui est sensible au décès d’un chaton né chez lui, pour, comme le disait E. MEUNIER, essayer de comprendre ce qui s’est passé, sans se culpabiliser ni culpabiliser qui que ce soit, afin de ne pas reproduire une situation douloureuse pour tout le monde (acquéreur ET éleveur).

En conclusion…

La PIF est une maladie « taboue », dont il est difficile de parler sereinement, car elle est très brutale et inexpliquée.

Le législateur a défini une garantie rentrant dans un cadre légal très précis, afin de protéger financièrement l’acheteur. Pour autant, il faut faire la différence entre « responsabilité » et « culpabilité ». L’éleveur est certes responsable durant le délai légal. A ce titre, il doit assumer financièrement la garantie mise en place par le législateur. Mais en aucun cas on ne peut le tenir pour coupable de quoi que ce soit.

Pour autant, l’acquéreur tout comme l’éleveur se trouvent dans une situation douloureuse, et chacun se doit de faire l’effort de comprendre l’autre, et pour le moins de le respecter, afin de trouver ensemble une solution. De part et d’autre, le point commun est l’amour des chats, ne l’oublions pas !!!

STRESS ET PIF CHEZ LE C

Il a été observé que la plupart des chats exposés au stress, avaient développé une PIF.
Le stress favorisant la mutation d’un Corona Virus bénin en un Corona Virus pathogène.
Les chats soumis à un stress 2 à 4 semaines avant l’apparition de la maladie, déclaraient une PIF humide. Ceux atteints d’une PIF sèche, avaient été exposés à un stress remontant jusqu’à un an plus tôt.

Les causes de stress chez chat sont multiples :

  • Stress ressenti par le chaton lors de la rupture avec sa fratrie.
  • Changement de foyer et de maîtres.
  • Changements dans la famille: arrivée d’un bébé, d’un autre chat, d’un chien, d’un animal agressif.
  • Evènements familiaux perturbants ou dramatiques: déménagement, décès, etc.
  • Absence prolongée des maîtres, mise en pension pendant les vacances.
  • Les voyages, les expositions. La PIF d’expo est médicalement reconnue par les écoles vétérinaires.
  • Les manipulations brusques lors des visites médicales. Les opérations.
  • Le stress biologique résultant de la maladie, de la gestation, de la mise bas, de l’allaitement, des traumatismes lors d’accidents.

Il est donc nécessaire de minimiser le stress chez le chat « positif Corona Virus », en le maintenant dans un environnement stable et sécurisant.


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